Syndrome de la moelle attachée (TCS en anglais) ou force de traction médullaire ?

Du tethered chord syndrome à la force de traction médullaire : vers une approche physique et dynamique du système nerveux.

Introduction

Un article partu en janvier 2026 a particulièrement attiré mon attention :

Diagnosis, surgery, and outcome of tethered cord syndrome in 12 dogs
Rachel Lampe, Elina Kalamkarova, Laura Barnard, Augustin Mareschal, Erin K Keenihan, Nicki JH Sharp

Le Tethered Cord Syndrom (TCS) ou syndrome de la moelle attachée, à ma connaissance était une entité pathologique reconnue en médecine humaine mais dont je n’avais pas encore entendu parler en médecine vétérinaire. Dont Wikipedia (1) nous dit :

« Le syndrome de la moelle attachée (SMA) ou tethered cord syndrome (TCS) désigne un groupe de troubles neurologiques liés à des malformations de la moelle épinière . Parmi ses différentes formes, on retrouve le filum terminale court , le lipoméningomyélocèle , la diastématomyélie (malformation de la moelle épinière divisée ), les fistules dermiques occultes et les dermoïdes . Toutes ces formes impliquent une traction sur la moelle épinière à la base du canal rachidien, ce qui correspond à une moelle attachée . Normalement, la moelle épinière est libre de ses mouvements dans le canal, pouvant se déplacer verticalement au cours de la croissance, ainsi que lors des flexions et des étirements. En cas de moelle attachée, celle-ci est maintenue tendue à son extrémité ou à un point quelconque du canal rachidien. Chez l’enfant, cette moelle attachée peut entraîner un étirement de la moelle épinière pendant la croissance. Chez l’adulte, cet étirement se produit lors des activités quotidiennes, ce qui conduit généralement à des lésions médullaires progressives en l’absence de traitement. Le SMA est souvent associé à la fermeture d’un spina bifida . Elle peut être congénitale, comme dans le cas d’un filum terminale serré, ou résulter d’une blessure survenue plus tard dans la vie.(2) »

Par ailleurs, la maladie du « filum terminale » décrite par Royo Salvador, neurochirurgien de l’institut Chiari (3), sur laquelle j’ai beaucoup rebondi depuis 20 ans tant cette notion est porteuse de sens chez nos animaux domestiques est en fait une extension de cette notion de TCS. Et la notion parfois lue de TCS occulte ne semble jamais n’être qu’une forme de ce que j’ai fini par appeler les pathologies de la force de traction médullaire (FTM). La Notion de FTM me semble plus large et elle inclue le TCS et la notion de « maladie du filum terminale ». Il convient ici de remarquer toutefois que l’appellation « maladie du filum terminale » est ambiguë car elle pourrait laisser supposer que la causalité du problème est le filum ce qui n’est pas toujours le cas car, en fait, c’est toute la moelle épinière et son environnement qui participent au problème. Mais Royo semble garder ce terme car sa façon de le traiter est de couper chirurgicalement le « filum terminale » pour libérer la moelle avec un taux de réussite important. Malgré cela, il a du mal à se faire reconnaître, mais c’est une autre histoire.

Notion de FTM

A partir de mes lectures et de mon expérience (4), ce que je pense pouvoir dire par rapport à ces trois termes (Tethered Cord Syndrome, Maladie du Filum Terminal et Force de traction médullaire) pour les situer les uns par rapport aux autres est :

  • Il sont tous en rapport avec le même phénomène qui est la tension intrinsèque de la moelle épinière et du système nerveux central (SNC). Ils découlent des mêmes phénomènes physiologiques.
  • TCS et maladie du filum nous parlent de phénomènes pathologiques intervenant quand le système de tension du SNC est fortement déréglé de manière génétique, congénitale, tumoral ou accidentel. La FTM, nous parle d’abord de physiologie du système nerveux, de sa tension physique, qui peut, pour de nombreuses raisons, se dérégler en particulier par excès de tension.
  • Il me semble que si on déterminait un score clinique de 0 à 10 du fait de cette anomalie de tension, le TCS tel que décrit (sauf formes dites occultes) aurait un score de 8 à 10. La maladie du filum terminal telle que décrite par Royo Salvador de 4 à 9 et la FTM telle que décrite dans sa physiologie et sa pathologie un score de 0 à 10.
  • L’approche du traitement de la TCS et de la maladie du filum terminal est chirurgicale, l’approche diagnostique et du traitement de la FTM est d’abord manuel, puisqu’hélas cantonnée au milieu ostéopathique, surtout dans les cas qui sont sous le radar des définitions de la TCS et de la maladie du filum qui passent pour plus médicale. Et, le traitement de la FTM peut être chirurgical seulement dans les cas les plus graves (complémenté ou non de traitement manuel).

Mais reprenons ici la physiologie mécanique du SNC telle que la notion de FTM nous la fait comprendre :

  • L’ensemble des cellules du corps et en particulier le cytosquelette des cellules possède une particularité d’organisation dont le fonctionnement physique est appelé tenségrité. Notion dégagée en particulier par Ingber (5) et largement confortée depuis lors. Elle explique en particulier la forme des cellules et leurs propriétés de mécanotransduction (modification du métabolisme par une action mécanique). Ce qui rend les cellules sensibles dans leur fonctionnement à la pression, à la tension, à la résonance. De même les excès ou défaut de force à un endroit est parfois amorti ou compensé par un autre tissu qui prend le relais par une distribution des forces dite « hétérarchique ». C’est là le point fondamental qui explique le succès clinique de toutes les médecines manuelles et le modèle sur lequel je crois que nous devrions nous concentrer pour expliquer l’action de l’ostéopathie.
  • Le SNC, neurones et cellules gliales, n’échappe pas à la règle Tenségritive (sensibilité à la pression, à la tension, à la résonance et distribution hétérarchique des excès et défauts de force mécanique), mais rajoute une particularité très importante pour comprendre les pathologies rencontrées en cas de moelle trop tendue. Les canaux ioniques qui régulent le passage de l’influx nerveux contiennent des protéines (Piezo 1 et Piezo 2) sensibles à la tension (6). Et c’est là le travail de Yamada (7) d’avoir montré sur le chat que le seuil d’activation des neurones dépend de la tension exercée sur le SNC (via les protéines piezo entre autres). Pas assez tendue, le seuil d’excitation est très élevé. Avec une tension de l’ordre de 10/20 grammes, le seuil d’activation est normal. Puis au fur et à mesure que la tension augmente, le seuil d’activation diminue entraînant une hyper sensibilité et une hyper motricité mal contrôlée (voir les symptômes décrits dans la référence en haut de cet article) et enfin si la tension est trop importante, dure trop longtemps, les neurones entrent en souffrance et l’on a des symptôme en Hypo (hypoesthésie, hypomotricité). La souffrance du SNS est due en particulier à un déficit de microcirculation et à un défaut de fonctionnement des cytochromes mitochondriaux nous dit Yamada. Il est important de comprendre que tout l’ensemble du système nerveux n’est pas à la même tension forcément et que les symptômes dépendent des endroits trop tendus. L’environnement du SNC, tenségrité oblige, participe et amortit ces excès de tension. Une cicatrice (péridurale par exemple), une tumeur, un défaut congénital (spina bifida), sont des points de fixité qui rajoutent à la tension locale ou globale. Cliniquement on constate que le corps est prêt à toutes les compensations y compris malvenues pour essayer de diminuer une FTM trop importante : déformation osseuse (Arnold Chiari, wobbler, etc…), déformation des courbures (lordose, cyphose, scoliose, etc…), nanisme, etc. (7bis)
  • Bien noter que la tension varie à chaque instant et que la moelle peut se tendre si je me penche, se tendra si je fais la manœuvre de Valsalva (se boucher le nez et souffler pour réguler les tympans), se tendra si je stresse, ce qui est un effet recherché (hypersensibilité et hypermotricité dans la fuite). Si ma tension de base est déjà trop forte mais compensée, alors ces situations peuvent me faire passer en stade clinique (ce qui permet de comprendre qu’on diagnostique des TCS apparues chez l’adulte). Les pathologies décrites avec une FTM trop fortes n’interviennent que quand la FTM est trop forte en permanence et non lors d’un simple mouvement qui la tend (lever les yeux au ciel par exemple).
  • C’est donc un système physiologique important qui peut déraper en lui-même ou pour s’adapter à ce qui se passe dans le corps (tenségrité !). Si le dérapage est faible, l’expérience montre qu’une intervention manuelle peut facilement détendre le système nerveux pour peu qu’on applique les principes de tenségrité. Ce sera parfois temporaire et donc à refaire régulièrement ou assez définitif dans certains cas.
  • En dehors des problèmes congénitaux, accidentels, tumoraux, il existe une raison fondamentale pour laquelle cette pathologie se rencontre souvent : la domestication. Darwin parlait d’un syndrome de domestication qui modifiait un animal sauvage en animal domestique avec des altérations identiques sur toutes les espèces : raccourcissement de la face, altération de la queue, apparition de poils blancs. Ce phénomène n’avait pas été expliqué jusqu’à ce que l’équipe de wilkins (8) comprenne qu’en domestiquant un animal on cherche à atrophier sa surrénale (8bis) pour qu’il soit moins peureux, moins agressif. Or les cellules de la médullosurrénale sont des cellules nerveuses qui migrent depuis le tube neural. Et donc la domestication semble demander que les cellules nerveuses aient un cytosquelette moins efficace à faire des pseudopodes pour ne pas arriver à bon port. Or manifestement les allèles choisis impactent tous les neurones. Ce qui fait que si le mélanocyte, cellule nerveuse au départ, n’arrive pas dans les poils, il y a du poil blanc. Tous les cartilages semblent reçevoir des cellules nerveuses qui n’arrivent alors pas à bon port : si elles n’arrivent pas dans la face, elle s’atrophie, si les cellules nerveuses n’arrivent pas dans le larynx, celui-ci fonctionne mal (cf bouledogue français), etc. Et bien sûr la tension nécessaire du SNC (FTM) passe par le réarrangement du cytosquelette qui fonctionne mal … D’où les pathologies si fréquemment observées. La domestication voulant un animal plus docile entraîne donc tout cela en même temps dans un package quasi obligatoire. Ceci dit l’homme s’est auto domestiqué (9) et il souffre de la même façon (un peu moins toutefois) d’une FTM qui a du mal à se réguler.

L’inconvénient des appellations TCS et maladie du Filum terminal est qu’il concentrent notre attention sur le cône médullaire, le cul de sac dural et le filum terminal interne au sac dural ou externe. Comme le montre ce schéma tiré de l’étude de Lampe :

Anatomy of the CM and FT, showing internal and external filum connecting the CM to the paravertebral structures. Abbreviations: CM = conus medullaris; FTI = filum terminale internum; DS: dural sac; FTE = filum terminale externum.
Or : tout le système nerveux peut se tendre ou se détendre partie par partie et les adhérences peuvent se retrouver en n’importe quel point de SNC. Les résultats chirurgicaux nous montrent que couper le filum terminal détend très fréquemment suffisamment le système mais il n’est que rarement la cause vraie de la tension.
Et le problème est encore plus complexe si l’on considère qu’un muscle peut modifier la tension d’un axone en retour (16) et que les méninges en particulier la dure mère ont aussi des propriétés visco élastiques qui interviennent (17)

Symptômes, clinique.

L’étude de Lampe (11) met chez le chien en avant les symptômes suivants dans le TCS :

Tous les chiens présentaient une douleur lombaire ainsi que des paresthésies transitoires, se manifestant notamment par des comportements tels que :  mordiller leur arrière-train ; s’asseoir brusquement ; regarder soudainement vers leur arrière-train. A noter que l’exercice aggravait les symptômes. Et une interrogation des auteurs qui s’attendaient à des symptômes nerveux plus nets et classiques.

Une autre étude (15) : douleur lombo-sacrée ; faiblesse des membres postérieurs ; modifications comportementales ; dysfonctionnement vésical, les critères d’inclusion diagnostique comprenaient une neurolocalisation compatible avec une myélopathie L4-S3 ou une atteinte de la queue de cheval.

Pour ce qui est d’une FTM perçue trop élevée par un ostéopathe on a dressé le tableau suivant ou effectivement nous ne sommes pas que dans des symptômes strictement nerveux à proprement parler et de plus le corps réalise de lui-même de nombreuses compensations qui semblent diminuer la tension du SNC pour que le système nerveux reste fonctionnel :

Diagnostic

Le diagnostic par imagerie statique est assez décevant. On a longtemps pensé que si le filum était tendu, cela descendrait le cône médullaire dans la colonne. Or,  l’équation cône médullaire bas = TCS ou FTM élevé était fausse. Donc l’imagerie statique ne donne pas la solution.

Il suffit de changer un peu la position du chien et l’on constate que sur ces deux radios avec produit de contraste prises à quelques minutes d’intervalle, le cône médullaire a changé de position. Sa position propre ne nous renseigne donc pas sur la tension de la moelle. Placée en général en L7 dans l’étude de Lampe elle se retrouve en L5 ou L6 sur ce dogue allemand.

Et cet état de fait est bien normal puisque la moelle doit accompagner les mouvements du corps et que la zone de tension n’est pas le seul filum mais, l’ensemble du SNC et les structures qui s’adaptent à sa tension (méninges, vertèbres, etc.)

Cependant, lors d’une discussion avec Royo Salvado, j’ai appris qu’une méthode diagnostique était un scanner ou IRM crânien qui permettait de constater que faux du cerveau ou/et tente de cervelet étaient déformés en cas de FTM élevée. Une belle illustration de tenségrité que les ostéopathes apprécieront.

Mais là où la référence citée en début d’article (11) m’a beaucoup parlé avec son diagnostic par IRM dynamique, c’est qu’en fait, ce qui était déjà montré par les radios ci-dessus et dont je n’avais pas compris l’importance est que si chez ce chien le cul de sac dural était très mobile, c’est que la moelle n’était pas trop tendue !  Et que si elle l’était, elle aurait moins bougé : une moelle déjà trop tendue ne se laisse plus beaucoup étirer. Il suffit donc par radio avec contraste, scanner ou dans l’article en question par IRM dynamique de comparer le mouvement du SNC (cône médullaire et sac dural) hanche fléchies et hanches étendues. Dans l’étude de référence (11bis) sur des animaux sans moelle attachée (TCS) le déplacement du sac dural présente une médiane à 11,6 mm (5,5-18,8) alors que sur les chiens diagnostiqués TCS le déplacement est de l’ordre de 1 mm et en tous cas inférieur à 3 mm (mesure corrigée selon la taille du chien).

Une autre piste a été suivie chez l’humain : celle de l’échographie (élastographie ultrasonore) qui analyse directement la tension du SNC par des ondes de cisaillement. (9bis)

Il se dégage alors au pied levé trois prolongations à cette étude et qui nous intéressent au plus haut point :

  • Nous n’avons, ostéopathes, que la possibilité de déterminer la tension forte avec nos mains : une tension forte de la moelle oblige la zone d’insertion du filum à se densifier (impression manuelle Tenségritive). Nous pouvons mettre en place un système de 1 à 5 croix pour en déterminer l’importance. Ce qui bien sûr est subjectif. Il devrait donc être possible de voir si on peut corréler le nombre de croix que nous mettrions avec le déplacement objectivé du cône médullaire.
  • Quand nous avons défait, par nos techniques manuelles, l’excès de tension médullaire, cela pourrait peut- être s’objectiver par une mesure du déplacement du cône médullaire avant et après manipulation qui validerait notre travail.

Les extrêmes de déplacement du cône médullaire sur les chiens considérés comme « normaux » sont de presque 5 et 19 dans l’étude de Nam (11bis) et les cas de TCS sont inférieurs à 3 mm dans l’étude de Lampe (11). Ce qui est une fourchette de normalité dans l’étude de Nam me semble en vrai une gradation dans la tension avec des symptômes possibles. J’aurais donc envie de proposer (tout à fait subjectivement) sur l’échelle de 1 à 10 de la tension que je proposais plus haut :

Gravité des symptômes012345678910
Dep en mm du sac dural20181614121086420
Zone du TCS         TCS TCS TCS
Maladie du filum     MF  MF  MF  MF  MF  MF 
FTM ( de physio à patho)00***************************

Traitements

  • Médicalement et en accord avec Royo Salvador lors de notre discussion, il semble que ce soit les corticoïdes qui soient le plus efficaces pour amender les symptômes en cas de tension médullaire trop forte. (10)
  • Bien sûr les traitements manuels que nous expérimentons chaque jour sont très efficaces pour les cas les moins graves (1 à 6 sur notre échelle de symptômes). Traitements uniques ou répétés.
  • Mais pour les cas graves la chirurgie peut effectivement s’imposer. J’aurais tendance à penser : seulement après échec manifeste des techniques ostéopathiques appropriées afin de réserver une chirurgie assez invasive et onéreuse qu’aux seuls cas qui le justifient vraiment.

L’intervention chirurgicale peut être de 3 ordres :

  • Défaire les adhérences du filum, du sac dural ou du SNC quand il y en a (ce n’est pas le cas général). Laminectomie et visualisation des adhérences que l’on résèque avec ou sans section du filum. (11)
  • Couper le filum terminal libère l’attache de la moelle. C’est par ailleurs l’intervention clé de Royo Salvador chez l’humain. Elle permet rapidement de visualiser la tension du filum de le couper et de le voir remonter dans le tube neural. La tension globale du SNC diminue alors fortement amendant ainsi les symptômes nerveux. Chez l’humain, c’est une opération rapide et non invalidante. (11) (12) (13)
  • Mais il semble possible d’enlever un disque vertébral pour que 2 vertèbres se soudent et raccourcissent ainsi des facto la longueur de la colonne et donc la tension de la moelle. Opération bien plus invasive surement à réserver à des cas particuliers (14).

Le diagnostic final dans les études citées (lampe ou Royo par exemple) est peropératoire : on voit visuellement, on perçoit manuellement la tension du filum d’abord puis après intervention on voit le système nerveux se détendre immédiatement. Dans les études sur le TCS le diagnostic repose sur : Signes cliniques + anomalie dynamique de mouvement des structures à l’imagerie + Constatation de la tension en peropératoire + réponse du patient au traitement.

Il est à noter que pour un ostéopathe on dirait : Signes cliniques + anomalie de tension perçue manuellement en particulier au point d’insertion du filum terminal + Constatation manuelle de la diminution tension en post manipulation + réponse du patient au traitement.

Conclusion

Depuis 20 ans que nous parlons de force de traction médullaire il semble que la notion de syndrome de la moelle attachée (tethered cord syndrome) ait évolué pour se rapprocher de la notion de FTM. Ce qui conforte ce que je pensais : la FTM est une notion plus large qui parle de physiologie avant de parler pathologie et dont le tableau clinique débute avant même que l’on puisse parler de TCS. Les éléments trouvés dans les articles parlant du TCS chez le chien confortent nos observations cliniques. L’intérêt de ces articles, même s’ils n’adoptent pas nos terminologies forgées à part au fil des ans, est qu’ils nous montrent que le cheminement de la notion de FTM dans le milieu ostéopathique est opérant. Je retiens de ces articles le diagnostic par imagerie dynamique qui semble pouvoir facilement servir de point d’appui pour essayer de montrer la validité de notre « diagnostic » ostéopathique et l’efficacité de notre méthode de résolution des moelles trop fortement tendues. Et je suis heureux de découvrir que dans les cas graves, où notre manualité patine, alors que je pensais l’opération irréalisable chez le chien, il est possible par 2 biais (section du filum terminal, spondylectomie) d’amener un traitement manifestement efficace. Il ne reste plus qu’à envisager cela aussi dans d’autres espèces, en particulier chat et cheval.

Et bien sûr, à quand une collaboration complémentaire et un échange d’idées entre chirurgiens et ostéopathes rompus au traitement de la FTM ?

Bibliographie

Références dans le texte :

Références autres :

  • De Decker S, Watts V, Neilson DM. (2017). Dynamic Lumbosacral Magnetic Resonance Imaging in a Dog with Tethered Cord Syndrome with a Tight Filum Terminale. Frontiers in Veterinary Science, 4:134.
  • Yamada S, Zinke DE, Sanders D. (1981). Pathophysiology of “tethered cord syndrome”. Journal of Neurosurgery, 54, 494–503.
  • Yamada S, Iacono RP, Andrade T, Mandybur G, Yamada BS. (1995). Pathophysiology of tethered cord syndrome. Neurosurgery Clinics of North America, 6, 311–323.
  • Tani S, Yamada S, Knighton RS. (1987). Extensibility of the lumbar and sacral cord. Pathophysiology of the tethered spinal cord in cats. Journal of Neurosurgery, 66(1), 116–123.
  • Spinal column shortening for tethered cord syndrome: a systematic review and individual patient data meta-analysis Luke G McVeigh et Al DOI: 10.3171/2022.1.PEDS21503
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  • Roynard  P, Dewey  CW. Lumbosacral (myelo) meningoceles in dogs, related tethered cord syndrome, and their surgical management: review of the literature and clinical experience. Front Vet Sci. 2025;12:1510800. 10.3389/fvets.2025.1510800
  • De Decker  S, Gregori  T, Kenny  PJ, et al.  Tethered cord syndrome associated with a thickened filum Terminale in a dog. J Vet Intern Med. 2015;29:405-409. 10.1111/jvim.12522
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  • Lampe  R, Foss  KD, Hague  DW, et al.  Dynamic MRI is reliable for evaluation of the lumbosacral spine in healthy dogs. Vet Radiol Ultrasound. 2020;61:555-565. 10.1111/vru.12891

Nota Bene :

Un post Facebook citant l’article de Lampe m’a été transmis par une consœur. L’article qui précède est là parce que cette référence m’a permis de comprendre comment diagnostiquer la FTM autrement qu’avec nos mains. C’est donc sûrement un mémoire à venir pour qui s’en saisira. Comme d’habitude maintenant, ChatGPT m’a aidé à trouver les références nécessaires à poser l’article sur des fondations plus solides, mais c’est ma rédaction. Ai-je un conflit d’intérêt ? … Hahaha. Personne ne me paye mais mon cours de tenségrité pour ostéopathes ne sera que mailleur après la rédaction de cet article !

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